Dialogue informel mais édifiant avec un Être réalisé : Partie 4 : Une histoire de « Coeur » Partie A

Dans les temps qui viennent je vais consacrer mon énergie à transmettre sur ce site ce que j’appelle un dialogue informel et édifiant avec un Être réalisé. En effet au cours des années j’ai vécu ces entretiens avec Bernard sur de longues heures et je dois dire qu’ils m’ont totalement transformé, bouleversé et qu’à chaque fois que je les relis j’y vois des choses que je n’avais pas vues à l’époque. Bernard répète d’ailleurs souvent et à juste titre qu’il faut lire et relire cent fois les paroles importantes car notre compréhension, notre ouverture de conscience s’approfondit à chaque lecture.Il est très délicat de retransmettre ce genre de dialogue car comme le dit Bernard dans ce qui suit : l’Être réalisé n’a aucun enseignement et c’est ce qui désoriente parfois les chercheurs qui soulèvent des contradictions dans les paroles de Ramana ou d’autres. Les paroles sont émises à un moment donné pour un auditeur donné . Cependant il serait dommage de garder sous le boisseau certaines lumières fulgurantes qui , même détournées de leur origine , peuvent aider le chercheur sérieux à un certain niveau. On se sent redevable à un  moment ou à un autre des richesses que l’on a reçues en partage, et l’on est fort conscient qu’elles ne nous appartiennent pas. Comme dans la parabole de l’évangile on se décide à ce moment-là de jeter les graines au vent, ne sachant pas si elles vont tomber sur un terrain fertile, des pierres ou des ronces. Peu importe , cela ne nous appartient plus. C’est dans ce sens que je vais publier ces extraits, les expurgeant bien entendu de tout ce qui peut-être trop personnel et intime . Que cette nourriture aille à la rencontre de ceux qui en ont besoin : tel est mon voeu le plus cher . je sais l’Amour de Bernard tellement grand qu’il peut toucher à distance même les coeurs les plus endurcis.On se rendra compte que comme il le dit souvent :
«Ça c’est du vrai ! », on n’est pas dans le domaine des ratiocinations non-duelles, il n’y a pas un projet de convaincre en quoi que ce soit, simplement l’expression spontanée et qui vient du coeur d’un Être qui a dépassé les limites de son petit « je ».
Je n’ajouterai aucun commentaire à ces extraits qui parlent d’eux-mêmes : j’ai même conscience que le titre que je suis obligé de mettre pour différencier les extraits est très réducteur vu la diversité des points abordés en quelques instants . Bernard dit souvent « qu’il ne pense pas » et que les paroles sortent comme cela face à son auditeur. D’ailleurs au cours des entretiens il s’arrête régulièrement pour me demander si ce qu’il dit est compréhensible, et demande que je le force à approfondir tel ou tel point car il n’y a rien de logique dans tout cela, seulement le jaillissement  à partir de son expérience. Nous avons du mal à le concevoir et croyons souvent que l’Être réalisé a un plan bien précis en tête. Ce n’est aucunement cela mais on a affaire à une parfaite spontanéité .Comme il le dit : « Pas question d’être rassuré chez moi : c’est le feu sans la lance à incendie ! »


Ce dialogue que j’ai eu avec Bernard  il y a 15 ans reste toujours aussi fort pour moi et me donne des frissons quand je le relis. Je me rends compte à chaque fois à quel point ses paroles ont toujours un sens profond qui résonne fortement à l’intérieur de tout chercheur véritable.

B : Une pratique ne sera jamais plus importante que le témoin de cette pratique ,que la conscience que j’en ai !
Par contre après, tu peux faire ton petit cirque à toi,  ta petite pratique : c’est super tout cela.
Quand je dis qu’il ne faut rien faire : tu parles… : Moi qui ai tout fait ! Mais pas de « il faut ! » surtout, simplement on s’aperçoit que si on ne le fait pas, quelque chose nous manque ! Le petit encens et autre, moi j’ai adoré tout cela, mais c’est moi, ma petite vie à moi, me faire plaisir, pourquoi ne se ferait-on pas plaisir ? Moi j’adorais mes petites musiques hindoues, maintenant ça m’énerve d’écouter ça,  mais j’ai aimé cela je m’en rappelle,  ce n’était pas un encens mais 20 que je mettais, on rentrait dans la pièce on ne me voyait pas, avec moi tout était excessif ! Quand j’y repense j’en pleurerais de bonheur : j’étais heureux là-dedans ! Quand j’ai un chercheur hier qui me dit : «  moi je ne connais pas le bonheur dont vous me parlez et je me dis ah ! Quel dommage ! Il cherche par contrainte parce qu’il est triste ! Oh je n’ai pas connu ça moi !
Chaque jour je rentrais du boulot en courant pour méditer, pour lire, en passant par la librairie pour voir s’il n’y avait pas un dernier livre : UN BONHEUR TOTAL et MÊME QUAND TU VIS DES TRUCS DURS C’EST LE BONHEUR. La joie enfin je ne sais pas quel mot utiliser.
LE BONHEUR D’ÊTRE EN RECHERCHE C’EST UNE MERVEILLE ET LES GENS EN PARLENT AVEC UNE TELLE TRISTESSE QUE TU NE COMPRENDS PAS.
Je me dis on ne parle pas de la même chose, il y a quelque chose qui ne va pas.
C’EST UN BONHEUR D’ÊTRE EN ROUTE VERS .
Et puis ce que j’essaie de dire et quand j’en parle on voit bien que je ne rigole pas : C’EST VRAI, TOUT SIMPLEMENT C’EST VRAI, VOUS VOUS RENDEZ COMPTE CA VAUT LE COUP ! C’EST PAS HYPOTHETIQUE, C’EST PAS PEUT ÊTRE : C’EST VRAI.
Vous en êtes surs ? Oh oui ! Tout ça c’est vrai.
A : pourquoi dis-tu souvent qu’un Être réalisé ne peut pas faire de conférences ?
B : UN ÊTRE REALISÉ NE PEUT PAS FAIRE DE CONFERENCE.JE SUIS FERME ET DÉFINITIF LÀ DESSUS. Ramana il a bougé ? Nisargadatta ? Ce sont les deux seuls que je connaisse réalisés.
A : Et tu ne penses pas qu’il y en a qui ont une nature plus encline à parler et qui vont faire des petits groupes quoi, des partages ?
B : Faire des groupes, un être réalisé : PAS POSSIBLE ! Non ce n’est pas possible.
Le corps ne tiendrait pas déjà, parce qu’on nous pompe hein il faut voir
A : Ce ne sont que des rencontres individuelles toi tu penses ?
B : Oui ça n’est pas possible autrement : personne n’a la même conscience de toute façon. Amma par exemple qui dit qu’elle est une incarnation divine : ça n’existe pas une incarnation divine !
Une incarnation divine…….. (Sur un ton emphatique et plein d’humour) Qu’ai-je dit là ? Il faut arrêter de se foutre du monde quoi. Et ça tu trouves cela sans arrêt quoi. C’est tellement mieux de voir les choses comme elles sont, c’est-à-dire telles qu’on les expérimente. Mais Dieu c’est un a priori c’est un peut être. C’est facile : toi t’existes : tu n’as pas besoin de croire que tu existes pour exister . Pour que Dieu existe, il faut que j’adhère à l’idée, à l’éventualité que c’est possible : ce n’est même pas une expérience quoi ! C’est une éventualité conceptuelle on va dire.
Dieu n’existe pas de lui-même. D’abord il faut que je sois réveillé ! Parce que si Dieu existe comme disait Ramana il doit être dans le sommeil profond et il ne l’est pas. Le monde non plus d’ailleurs.
Il n’y a rien dans le sommeil profond.
Donc ces choses-là apparaissent si j’en ai conscience.
Incarnation divine !!!! Oui on m’a  montré une video dans laquelle elle dit que c’est une incarnation divine et les gens disent « quand elle m’embrasse je pleure ! », elle fascine les gens mais ma réponse est dure : Hitler fascinait les foules aussi, on voit ce que ça a donné, il fascinait les foules et avait un pouvoir magnétique, donc ce n’est pas le seul critère ; Que les gens pleurent, soient émus c’est bien, tant mieux mais Saint Vincent de Paul que j’adore avec ses petits frères des pauvres, lui aussi émouvait et bien sûr que c’est bien. Nous quand on est dans cette voie là on voudrait que tout le monde soit heureux en fait ! On le voudrait vraiment : mais ce n’est malheureusement pas possible.
LE SEUL BONHEUR C’EST LA RÉALISATION.
Le reste on peut améliorer, on a envie de cela, mais surtout pas de réaliser et on pense que l’on ne peut pas le faire. Bien sûr les méchants ça existe, les jalousies tout cela : c’est l’être humain : en tuant l’autre je suis le plus fort. Les sauvages mangeaient même le cerveau de leur ennemi pour être plus fort. Le politique qui dit qu’il veut avoir une rue qui porte son nom, pourquoi ? Son but c’est d’exister. Un nom de rue fait que l’on existe plus longtemps. Alors que ça ne veut rien dire bien entendu, car mort il n’aura pas conscience de cela.
LE FOND EST BON PARCE QUE C’EST QUAND MÊME POUR EXISTER QUE LES GENS SONT COMME CELA.
Le besoin d’être en fait ou le besoin d’être aimé. Le besoin d ‘être reconnu.
SI ON SE REND COMPTE QUE L’ON EST LA BASE DE CELA, TU TE RENDS COMPTE ?
A : Mais comment éduques-tu chez un enfant ce sens du religieux , ce sens du sacré ?
B : Et bien chez moi ils ne l’ont plus, j’ai tout nettoyé, ils ne savaient même pas qui c’était Jésus ou la sainte vierge : c’était quand même drôle moi qui étais en plein là-dedans !
A : Et ça ne te dérange pas, tu ne penses pas qu’au moins les valeurs religieuses elles peuvent être porteuses de certaines choses intéressantes ?
B : Non ce n’est pas porteur de bon !
A : Donc toi tu serais pour l’interdiction comme tu dis ?
B : En fait j’exagère, comme toujours, mais enfin……Ce n’est pas possible, mais en fait pourquoi parler aux gens de choses qui n’existent pas quoi ? Les gens font ce qu’ils veulent mais parler de cela à des gens : non ! Je parlerais en montrant le mal qu’elles ont fait !    Parce qu’elles n’ont fait que tuer et leurs discours est le contraire : Aimer votre prochain comme vous-même, Dieu est Amour, où ça ? Moi il faut me le montrer tout ça : J’avais écrit au Pape pour lui demander, il ne m’a pas répondu d’ailleurs
A :  je voulais te demander quelque chose  : dans un mail tu me dis à un moment quelque chose comme : « je suis toujours avec toi et ce n’est pas au second degré ! » c’est difficile à comprendre…
B : Difficile à envisager hein ? Ça, c’est vu, justement, en dehors de l’espace-temps!
Il n’y a pas de distance, pas de lieu, ça : ça n’existe pas ! Mais tu ne peux pas expliquer cela !
A : Oui mais on peut dire cela de tout le monde à ce moment là puisque la totalité est là toujours !
B : Je ne suis pas avec tout le monde moi ! ( il le répète sérieusement à nouveau pour insister)
A : La totalité ?…….Il n’y a plus de particularité ?
B : Oui mais là c’est le paradoxe, puisque tant que je serai là avec le corps il existe une particularité comme on la voit là avec le corps .Ma conscience de cela en tant que LA BASE de cela est différente MAIS JE PEUX L’APPLIQUER SUR QUELQU’UN PARCE QU’IL Y A ENCORE DES PERSONNES.
Long Silence
A : oui mais ça j’ai du mal à comprendre
B : C’est bien pour cela que je n’en parle pas ! En tant que personne tu as bien Bernard, tu as Alain. Moi je le vois effectivement en tant qu’individu mais c’est utilisé en tant que BASE sans même que je le fasse quoi ! Je ne suis pas un individu mais il y en a un quand même ! Je ne suis pas que ça je préfère dire.
A : Mais il y a donc un individu qui reste…
B : (se montrant) Mais oui, il est là !
A : Oui ! Mais il est l’émanation du Tout !
B : Eh bien c’est une petite parcelle de…. (Cherchant les mots).Ah ! C’est pour cela que je ne parle jamais comme cela : tu ne vas pas le comprendre de toute façon
Moi je sais que je suis la Base mais tu es la même !
Enlève le « tu » il ne reste plus que la Base. Mais dans ce monde manifesté il y a bien toi et il y a bien moi : Voilà ! Le « guru » comme tu l’appelles va aider une personne, il ne va pas aider l’autre s’il ne cherche pas ou s’il n’y a pas un appel, une motivation, ça ne marche pas comme ça quoi ! C’est normal ça !
A : Et c’est bien ce que je sens alors ! Parce que parfois quand tu enlèves tout le merveilleux entre guillemets…
B : Oui j’essaie d’enlever le merveilleux : c’est pour que l’on ne s’y arrête pas….
A : Mais je ne le dis pas dans le sens merveilleux mais je le sens comme un lien extraordinaire.
B : Eh bien oui ! Il y a bien une aide personnelle sans personne mais comment tu veux expliquer cela ?
LA BASE QUI EST CONSCIENTE D’ELLE-MEME, N’A PAS BESOIN DE MOTIVATIONS, (je ne sais pas comment le dire)ELLE EST LÀ, TU Y AS MIS TON CŒUR ET CELA NE TE QUITTERA PAS !
Ce n’est même pas volontaire je ne fais rien pour cela mais ça marche comme ça !
A : Je sens la réalité de cela !
B : Oui eh bien le plus réel de toi c’est cela ! C’est ce qui te raccroche à ça jusqu’à ce que tu tombes dedans ! Pour moi la seule réalité c’est cela ! Le bonhomme lui-même non ! (en souriant) mais « le cœur » de cela oui ! !
LE CŒUR QUI CHERCHE ET QUI AIME : C’EST POUR CELA QU’IL FAUT CETTE PASSION LÀ, ET CETTE ENVIE PARCE QUE C’EST CELA QUI ALIMENTE TOUT.ET disons que le « GURU » EN TANT QUE CA !(le reste on s’en fout) et ça marche bien sûr, c’est réel, ça c’est du vrai !
Moi je l’ai ressenti combien de fois avec mon Swami quand je l’appelais, pour le dire simplement, parce qu’il est tout le temps là : il n’y a pas de lieu, pas de distance, il n’y a besoin de rien, c’est là en permanence, c’est extraordinaire ça ! Même chez Darty ils ne peuvent pas le faire !(rires) Tu vois c’est pour te dire en vrai pour rigoler, non mais……C’est effectif 24H/24
A : Oui je le ressens bien !
B : Sans besoin de conduire et bien oui c’est comme ça !
A : Et c’est mystérieux ça quand même pour moi !
B : Oui bien sûr mais tu verras après que ce n’est pas mystérieux, c’est notre état, c’est notre Vraie Nature.
Avec des mots ce n’est pas facile de parler de cela.
: Est-ce que l’être réalisé sent …parce qu’à la limite on peut dire que tout n’est qu’une question d’AMOUR, je me rappelle du Christ et d’une femme qui le touchant simplement avec Amour est guérie par exemple,
B : Oui ça c’est ce qu’ils disent ceux qui ne l’ont pas connu !
A : oui dans les textes mais à la limite c’est peut être possible !
Il y a peut-être des gens que tu ne connais pas qui peuvent avoir un Amour très fort pour toi simplement après avoir lu ton livre ou un truc comme ça et que à ce moment-là tu n’es même pas au courant de leur lien avec toi
B : Oui ça c’est possible oui !
A : Donc un être réalisé ne sait pas tous les « disciples » qu’il a
B : Ah non, non ! Sauf s’ils sont venus le voir hein !
A : D’accord !
B : Par contre puisque tu parles de cela : quelqu’un peut lire les livres, se poser une question et je vais lui répondre tout de même ! Cela: ça m’arrive souvent, toute la journée je fais des trucs comme cela ! J’ai dû le dire une fois à quelqu’un qui me disait que  je ne faisais rien de toute la journée !
Mais en fait je n’arrête pas, oui, il y a des appels au secours, tu sais que je n’aime pas parler de cela mais….bien sûr oui…Mais ils ne savent pas qui c’est, il n’y a pas une personne, ils vont avoir une réponse et penser que ça vient d’eux ou un truc comme ça mais…ça marche bien ça !
A : Et dans ce lien que je ressens et qui est effectif, parfois j’ai peut-être, à cause de mon côté intellectuel ou à cause de ce que tu dis contre les « bondieuseries », une interrogation, parce que si je laisse aller mon cœur je ressens une sorte de « dévotion » au sens noble du terme
B : Non c’est bien ça ! Moi j’en avais plein alors ce n’est pas grave !
A : Mais parfois j’éprouve une sorte de culpabilité et je me demande si je ne suis pas trop couillon, et en même temps tu m’as rassuré quand je t’entends parler de tes encens etc…
B : Oui. Moi j’étais dévot. C’est bon pour nous si ce n’est pas gogo comme tu dis. Non c’est normal !
A : Il n’y a pas un jour qui se passe sans que je mette un encens devant ta photo sur mon autel….
B : ben oui mais ce n’est pas un problème !
A : D’accord.
B : C’est notre part humaine ! Moi j’aimais bien faire cela, ça nous aide. Non c’est bien. Se forcer ce serait pénible mais si on a une nature un peu comme cela…Moi j’étais très dévot je pleurais devant l’image de….non c’est bien…S’il n’y avait que cela ce serait embêtant, ce ne serait qu’une pratique mais il n’y a pas que cela ! On dit que Nisargadatta décorait avec vénération tous les matins l’image de son guru : vénération je l’enlève car un être réalisé ne peut pas avoir de vénération, mais bon il faisait quand même cela pour les autres ! Et puis il le faisait pour montrer que c’était pas mal.
Si c’est naturel c’est bien, si on se force je n’en vois pas l’intérêt. Mais si notre cœur fait que l’on s’épanche facilement cela ne peut être qu’une aide. Il y en a qui vont s’épancher sur le pinard ou autre chose nous c’est là ! Ce n’est pas mauvais et ça tombera tout seul, moi jamais je n’avais pensé que ça tomberait ça, tellement j’aimais bien quoi ! J’aimais bien les petits trucs comme cela mais ça tombe faute de combattants encore une fois. L’essentiel s’affirme de lui-même et tous ces petits trucs là, j’appelais ça mes petits trucs : j’aurais jamais pu me coucher sans avoir fait mes chapelets, mes méditations………
A : Quand Nisargadatta il continue ce genre de dévotion, tu penses qu’il le fait pour ses disciples ?
B: Ah ben oui! Comment veux-tu qu’il vénère quelqu’un puisqu’il n’y a personne ? Non il faisait cela parce qu’il le faisait avant et puis que ça lui a servi et qu’il n’est pas contre de montrer cela aux gens parce que pendant qu’ils font cela ils ne font pas autre chose, je pense qu’il y a tout cela. Moi j’aime bien le cinéma : un cinéma qui me réjouissait le cœur. Ça nous fait du bien pourquoi s’en priverait-on ? Si ça ne devient pas excessif mais enfin je n’imagine guère, déjà avec toi parce que c’est à toi que je parle  en plus, que tu ne finisses que dévot ! Mais c’est quelque chose qui nous fait avancer malgré tout. Ce sont les aides, tout participe de notre chemin même ce qui nous paraît mauvais parfois. J’aimais bien cette histoire de Ramana qui entendait un disciple remercier Dieu pour ce qu’il lui avait donné de bien et il lui dit : « tu te trompes tu oublies de remercier pour ce qui te paraît pour le moment mauvais » ; C’est-à-dire pour le moment tu penses que ce que tu viens de vivre est mauvais mais tu sauras plus tard que c’est cela qui t’a fait progresser. Donc tu vois que le bien et le mal c’est toujours selon la conscience que l’on a
Long silence :
B : Je suis quand même bavard hein ? (rires)

à suivre dans la partie B.