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Deux critiques des deux livres d’Alain Jacquemart par l’animateur du site: “Livres Bouddhistes”

 

 

 

 J’ai déjà fait paraître sur ce site in extenso, l’entretien que j’ai eu avec Zui Ho l’animateur et fondateur du site: “Livres Bouddhistes”. Ce site bien qu’au départ essentiellement Bouddhiste fait preuve d’une ouverture intéressante et la ferveur de son animateur n’est pas étrangère à cela. Je transcris dans les lignes qui suivent les deux critiques que Zui Ho a mises sur Amazon concernant mes deux livres car je pense que cela pourra stimuler certains chercheurs.

https://livresbouddhistes.wordpress.com/

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 Critique de ZUI HO ( responsable du site « lectures Bouddhistes » concernant le livre : « Tout par Amour » de Alain Jacquemart.Parue sur Amazon le 7 Mai 2018.

 

ZUI HO : Une biographie et un message bouleversants sur un Réalisé vivant :

A l’aune de mon existence, ce court passage sur Terre, cette éternité relative, et à l’aune de ma vie spirituelle, je puis affirmer qu’il y a un avant et un après Bernard Harmand. Lira-t-on jamais des paroles si directes ?
Mais peut-être n’ai-je pas creusé assez « son » maître, Ramana Maharshi, peut-être ma vie spirituelle ne fut-elle pas – certainement même ! – aussi intensément menée, à l’instar de celle que Bernard Harmand accomplit pendant une quinzaine d’années, jusqu’à ce qu’il Réalise sa Vraie Nature – moment sur lequel il se tait, mais cela est certainement trop intime (on en a une vision périphérique dirais-je).
J’ai dévoré ce premier livre d’Alain Jacquemart, « Tout par Amour : la quête spirituelle de Bernard Harmand – L’histoire d’un amour fervent et passionné« , édité par Les Deux Océans en 2014. Alain Jacquemart n’est pas un disciple, mais un chercheur devenu son ami et son porte-voix.

C’est certes particulièrement bien écrit – je me demande si je saurais rédiger une biographie – mais c’est surtout l’histoire de Bernard Harmand, ancien flic, qui m’a captivé.
Non pas qu’il ait vécu une existence extraordinaire – non, il a vécu une vie assumée de mari dévoué, de père de quatre enfants, de gardien de la paix gradé, bref, extérieurement, il a vécu comme tout un chacun pourrait vivre sa vie.
Cependant, c’est intérieurement que ça se corse. Le terme est bien choisi je pense, car Bernard Harmand, comme Alain Jacquemart le répète plusieurs fois, ne fait rien à moitié. Oui, Bernard est « excessif » – il le dit lui-même. Mais Bernard assume tout.
Bernard Harmand veut vivre intensément sa passion amoureuse pour la recherche, et ses divers maîtres : Ramana Maharshi, Swami Ratajananda (qu’il a vraiment suivi), Nisargadatta Maharaj, mais aussi Elisabeth de la Trinité, le Père Henri Le Saux, les Pères du Désert et la Vierge Marie – ainsi que le Yoga sous la forme notable du pranayama. Personnellement, ce cercle « d’initiés » n’est pas le mien, mais comme je ne suis pas fermé, je vais les lire ou les relire. J’en parlerai tôt ou tard.

Bernard Harmand, c’est donc vous et moi, dans le sens qu’il est humain. Il est né ainsi. Mais il a cherché à dépasser sa condition. Il avait un but : la Réalisation. Il l’a fait à sa manière – mais ne l’imitez pas. De grands efforts physiques, couplés à une détermination de faire éclater ce Bernard Harmand, pour qu’il ne reste plus que la Vraie Réalité, l’Essence du monde : l’Amour éternel et de toute éternité.
Je partage l’avis de Bernard et d’Alain : si vous vous dites chercheur mais que l’Eveil, ou l’Illumination, ou la Réalisation, ou la Libération restent un tabou, une chose honteuse, une chose impossible, un objet de fantasme, alors : à quoi bon ? (D’autant que Bernard c’est un peu Saint-Thomas).
Et à quoi bon donc tous ces textes, toutes ces voies, tous ces chemins tracés depuis des millénaires par des lignées innombrables de maîtres, qui chacun à leur façon, montrent la Voie que vous avez choisie d’arpenter ?

Il est clair qu’il faut être ambitieux : car nous sommes en capacité d’aller au-delà. Nous sommes capables de nous mettre à nu, d’abandonner cette existence futile, idiote, cette « vie nulle et difficile » comme le dit Bernard Harmand.
La Divinité – l’Amour – même si tout ça n’a plus de mots une fois atteint, est l’essence de notre univers profond, du macrocosme au microsme – même si ces notions finiront elles-aussi balayées.
Car on peut s’y fondre : on peut devenir cette Vie Divine, on peut devenir la Respiration de cette Vie Divine, on peut disparaître – sans pour autant cesser de vivre. Etre là, présent, plein de joie et de vie – sans être personne.
On verra donc dans cet ouvrage un Bernard Harmand avec une volonté et un amour fous. Passionné jusqu’aux orteils. Totalement plongé et épris par sa quête qui dura de 1978 à 1995.

Les racines catholiques et l’éducation familiale forment le socle de l’identité de Bernard Harmand, qui, petit à petit, en une alchimie intérieure – exercices yogiques et lectures intenses – gomme petit à petit Bernard Harmand – qui se dépouille ainsi, tel un oignon, de Bernard Harmand, jusqu’à ne plus pouvoir s’identifier à qui que ce soit. Car il n’y a plus quelqu’un qui puisse identifier personne.
La personnalité très forte du maître-d’oeuvre, de cet ouvrier spirituel, le fait accomplir des épreuves qui l’ébranlent et qui ébranlent quand on le lit – je me suis senti petit mais je l’ai admiré.
Bien que je sois courageux, parfois audacieux, rebelle, et que je n’ai pas peur des coups, Bernard Harmand impressionne de caractère, de volonté, de détermination. Comme il le dit, c’est sa voie.

Mais comme il l’ajoute, l’on ne peut pas être tiède dans la recherche du Bonheur, de l’Amour, du Soi – les mots seront toujours trop faibles.
Bernard Harmand produit d’ailleurs le déclic chez Alain Jacquemart, qui allait être intronisé « maitre zen », ce qui ne veut rien dire en France. Bernard lui répond ceci :
« Le mot Maître revient souvent dans vos dires, mais un maître comme son nom l’indique est une personne qui maîtrise, alors qu’un Être Réalisé n’a plus rien à maîtriser puisqu’il a définitivement perdu le sentiment d’être quelqu’un. Qui pourrait donc bien rester pour exercer une quelconque maîtrise ? » Quel kôan !

Nous lisons donc dans la première partie du livre la vie de Bernard Harmand.
Mais ce qui est encore plus renversant, c’est son discours, qu’on lit lors des échanges retranscrits, lors des entretiens qu’il a accepté de donner pendant quelques années : je n’ai jamais lu de telles choses avant. Jamais lu des choses dites auparavant dans un langage si direct et fort (bien que Daniel Morin fasse très fort aussi). J’ai l’impression que tant de lectures depuis tant d’années semblent être à côté de la plaque !
« Quand j’ai commencé à recevoir des gens, je me suis rendu compte que la plupart ne sont pas vraiment intéressés et qu’ils veulent surtout devenir. Certains voudraient être guru au bout de deux ans de recherche. Tu sais bien comment sont les gens, ils ont besoin d’exister et pensent que plus ils seront connus et plus ils existeront. Ce n’est même pas une critique, mais disons que ce n’est pas bon pour notre cheminement. Vouloir devenir quelqu’un est le contraire de notre chemin. On veut être la base qui permet que le reste se projette, mais sans la personne« .
« Ultime émotion », la Réalisation réside aussi en « l’Amour-Bonheur-Etreté ».
« Tout par Amour » – qui indique par son titre, la conduite à tenir pour arriver à la Réalisation – vous bousculera assurément (séisme garanti !) si vous cherchez sincèrement le but final de l’existence – qui est de se débarrasser de l’existence égotique pour Vivre la Réalité en permanence.
Merci Bernard, et merci Alain.

Bonne lecture (indispensable !)

Zui Ho.(de Livres Bouddhistes)

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Critique de ZUI HO ( responsable du site « lectures Bouddhistes » concernant le livre : « Vous n’êtes pas ce que vous croyez être ! » de Alain Jacquemart. Parue sur Amazon le 7 mai 2018.

Attention explosif : une pensée qui atomise la doxa spirituelle du 21 ème siècle !

« Il faut tout faire par Amour : au seuil de la vie, seul l’Amour demeure ! » : Elisabeth de la Trinité a profondément marqué l’oeuvre suprême de Bernard Harmand.

Après en 2014 le premier livre d’ Alain JACQUEMART – Tout par Amour : la quête spirituelle de Bernard Harmand, celui-ci fait oeuvre de salut public en publiant ce second ouvrage au sujet de Bernard Harmand.
Rappelons-le, ce dernier ne se considère pas maître, enseignant, instructeur, guru de qui ou quoi que ce soit : il témoigne. Il continue ici, dont l’essence du témoignage repose sur de nouvelles retranscriptions de dialogues avec des chercheurs triés sur le volet.
A cela, Alain Jacquemart associe cette fois-ci, après avoir retracé la biographie de Bernard dans le premier livre, des réflexions et non une exégèse, sur des thèmes débusqués par Bernard depuis les dix ans qu’ils se connaissent.
J’ai dis dans la recension de « Tout par Amour » comme ce livre m’avait littéralement retourné : Bernard parle en effet avec une telle franchise, une telle évidence, allant droit au but, que cela retourne évidemment car il parle comme personne n’avait je crois, parlé jusqu’ici de cette réalisation intime et immanente.
Surtout : il parle de son expérience : Bernard ne va pas vous blouser avec des théories pompeuses, intellectuelles (bien qu’il en ait, du savoir ! et du savoir-faire qui plus est !), élitistes. Bernard Harmand ne parle que de ce qu’il connait. Donc de ce qu’il a expérimenté.

Il va vous falloir de bonnes épaules pour aborder ce livre. Autant « Tout par Amour » impressionnait par le vécu de ce Réalisé-Vivant, et était complété par des questions-réponses déjà bouleversantes, autant « Vous n’êtes pas ce que vous croyez être » met l’accent sur d’autres droite-gauche qui laissent pantois de par leur force ! Et K.O. debout !
Les 235 premières pages laissent la place à Bernard, puis Alain Jacquemart prend la parole et développe certaines problématiques actuelles en matière de spiritualité – et il bat en brèche parfois férocement bien des « acquis » de nombre de chercheurs et de guru auto-proclamés au sujet de l’éveil et de la réalisation, mais aussi de notions très en vogue. Il n’y va pas avec le dos de la cuillère, manquant parfois d’amour et de bienveillance dont sait faire preuve Bernard. mais notons qu’Alain Jacquemart, tout comme Bernard, ne sont pas des donneurs de leçons, mais des redresseurs de torts !
Le message passe d’autant plus fortement que ni Bernard, ni Alain ne se prennent pour des personnes importantes. Le premier témoigne – et encore, c’est parce que le second a bien voulu rassembler les échanges entre chercheurs et Bernard ! – tandis que le second donne sa matière à réflexion.

« Vous n’êtes pas ce que vous croyez être » complète ainsi très bien « Tout par Amour ». Les deux sont la même face d’un seul Bernard Harmand – si tant est que celui-ci existe encore… Bernard parle-t-il vraiment ? Quel reste de Bernard discourt ? N’est-ce plus que l’Amour-Bonheur-Êtreté ?
A plusieurs reprises, j’ai reposé le livre afin de digérer les points de vue de Bernard : j’avais l’impression de ne jamais avoir été aussi loin que lui dans ma vision de la Réalité, de la Vérité. A plusieurs reprises également, j’ai repris le livre et j’ai relu, comme pour bien être certain d’avoir bien lu ce que je venais de comprendre, de saisir.

Et alors que j’écris ces lignes, je vous dis ceci : c’est le genre de livre – indestructible ! – qu’il va falloir relire à plusieurs reprises avant d’en saisir la profondeur réelle.

Bien des passages m’ont donc frappé, tant chez Bernard que chez Alain. Bernard met des grands coups de rangers dans la fourmilière, et Alain dynamite ensuite pour faire table rase : quel plaisir !
Repartez sur de nouvelles bases chers lecteurs, car vous n’êtes pas ce que vous croyez être ! Vous n’êtes qu’une croyance, une convention ! La Vérité est bien plus large, spacieuse, infinie, aimante, lumineuse, paisible, et béatitude !

Je vous cite quelques passages de Bernard, mais j’aurai pu vous citer tout le livre…
1_ « Il n’existe pas de Vérité ultime : est bien ce que vous pensez être bien…est mal ce que vous pensez être mal. Il n’y a pas d’un côté ce qui est bien et d’un autre ce qui est mal. Ce que vous pensez être vrai…est vrai pour vous seulement ! Personne n’a la même conscience et donc chaque individu a sa propre interprétation de ce qu’il perçoit, conçoit, pense par rapport à ce qu’il est capable de comprendre lui-même sans le comparer à ce que pensent, conçoivent ou perçoivent les autres…
La conscience est toujours individuelle, il ‘existe pas de conscience universelle« .

2_ « …car, en fait, la Vraie Pratique, la Seule, la plus naturelle, parce qu’elle s’impose d’elle-même, si l’on arrête un instant de vouloir tout régenter : C’est tout simplement la vie de tous les jours, mais vécue dans la conscience de l’instant présent animée d’un intense désir de vouloir fusionner en ce qui est pressenti au plus profond de notre Coeur et qui a, justement déclenché cette fameuse recherche« .

3_ « Le passionné, encore une fois, il a son but, c’est l’écran à atteindre au bout. Il ne va se détacher de rien, il va aimer par-dessus tout le but qu’il veut atteindre peut-on dire ».

Alain :

1_ « Rappelons que comme le disent Ramana et Bernard : la Réalisation n’est en aucun cas un concept intellectuel, un état auquel on accède, mais que c’est un bouleversement radical qui est au-delà des trois états : veille, rêve et sommeil profond.«

2_ « Il y a unité entre celui qui cherche et ce qui est cherché. J’emploie donc le mot « guru » dans le sens très strict « d’Être Réalisé ». Il y a de fait beaucoup de Maîtres et très peu de Gurus. Le Guru (l’Être Réalisé) est celui qui est totalement et définitivement établi dans l’Amour, le Bonheur et l’Êtreté comme le dit (et le prouve) souvent Bernard. Il ajoute d’ailleurs que l’Être Réalisé n’a plus aucune identification avec la personne physique qu’il a cru être depuis longtemps. Il a de ce fait une vision unifiée de l’ensemble de la manifestation, sans aucune échelle de valeurs« .

Voici, absolument, un des meilleurs livres que je n’ai jamais lu : il est donc dans mon TOP20. Il est au-delà de toute étiquette.

Bonne lecture !! N’oubliez pas de lire aussi « Tout par Amour » !

Zui Ho.(de Livres Bouddhistes)