Dialogue informel mais édifiant avec un Être réalisé : Partie 5 : Réflexions sur les croyances autour de la mort,illusions,confusion.

Dans les temps qui viennent je vais consacrer mon énergie à transmettre sur ce site ce que j’appelle un dialogue informel et édifiant avec un Être réalisé. En effet au cours des années j’ai vécu ces entretiens avec Bernard sur de longues heures et je dois dire qu’ils m’ont totalement transformé, bouleversé et qu’à chaque fois que je les relis j’y vois des choses que je n’avais pas vues à l’époque. Bernard répète d’ailleurs souvent et à juste titre qu’il faut lire et relire cent fois les paroles importantes car notre compréhension, notre ouverture de conscience s’approfondit à chaque lecture.Il est très délicat de retransmettre ce genre de dialogue car comme le dit Bernard dans ce qui suit : l’Être réalisé n’a aucun enseignement et c’est ce qui désoriente parfois les chercheurs qui soulèvent des contradictions dans les paroles de Ramana ou d’autres. Les paroles sont émises à un moment donné pour un auditeur donné . Cependant il serait dommage de garder sous le boisseau certaines lumières fulgurantes qui , même détournées de leur origine , peuvent aider le chercheur sérieux à un certain niveau. On se sent redevable à un  moment ou à un autre des richesses que l’on a reçues en partage, et l’on est fort conscient qu’elles ne nous appartiennent pas. Comme dans la parabole de l’évangile on se décide à ce moment-là de jeter les graines au vent, ne sachant pas si elles vont tomber sur un terrain fertile, des pierres ou des ronces. Peu importe , cela ne nous appartient plus. C’est dans ce sens que je vais publier ces extraits, les expurgeant bien entendu de tout ce qui peut-être trop personnel et intime . Que cette nourriture aille à la rencontre de ceux qui en ont besoin : tel est mon voeu le plus cher . je sais l’Amour de Bernard tellement grand qu’il peut toucher à distance même les coeurs les plus endurcis.On se rendra compte que comme il le dit souvent :
«Ça c’est du vrai ! », on n’est pas dans le domaine des ratiocinations non-duelles, il n’y a pas un projet de convaincre en quoi que ce soit, simplement l’expression spontanée et qui vient du coeur d’un Être qui a dépassé les limites de son petit « je ».
Je n’ajouterai aucun commentaire à ces extraits qui parlent d’eux-mêmes : j’ai même conscience que le titre que je suis obligé de mettre pour différencier les extraits est très réducteur vu la diversité des points abordés en quelques instants . Bernard dit souvent « qu’il ne pense pas » et que les paroles sortent comme cela face à son auditeur. D’ailleurs au cours des entretiens il s’arrête régulièrement pour me demander si ce qu’il dit est compréhensible, et demande que je le force à approfondir tel ou tel point car il n’y a rien de logique dans tout cela, seulement le jaillissement  à partir de son expérience. Nous avons du mal à le concevoir et croyons souvent que l’Être réalisé a un plan bien précis en tête. Ce n’est aucunement cela mais on a affaire à une parfaite spontanéité .Comme il le dit : « Pas question d’être rassuré chez moi : c’est le feu sans la lance à incendie ! »

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Dans ce dialogue qui a eu lieu en 2012 , Bernard aborde des sujets cruciaux et comme toujours sans langue de bois ! J’ai conscience en relisant ces paroles détonantes, qu’elles ne peuvent être entendues par tous, mais en même temps je sais qu’elles seront très utiles et salutaires à certains lecteurs. Comme je l’ai déjà dit ce site n’attirera que des gens en principe concernés et s’ils ne le sont pas réellement la censure se fera d’elle-même. Ce qui me guide c’est ce que Bernard m’a souvent dit : « Ah que j’aurais aimé en tant que chercheur avoir la possibilité de lire un tel site, c’est un trésor pour celui qui en a besoin ! »
Puissent ces dialogues ne pas heurter les rétines sensibles et éclairer celles qui en ont besoin !

Bernard : Quand tu parles du culte des morts, c’est une croyance tout simplement comme la croyance en Dieu ! Ça ne peut être expérimenté car ce n’est pas possible évidemment, donc ça reste une croyance. Les gens confondent rudement croyance et expérience. Regarde tout ce cinéma que l’on fait en ce moment à cause des caricatures de Mahomet : c’est tellement con !
Dieu n’existe pas en plus : s’ils savaient !
Moi aussi je suis passé par des tas de croyances et puis bien !
Alain : Ne penses-tu pas que les croyances sont là à cause simplement de la recherche du Bonheur ?
B : Les croyances c’est LA PEUR. C’est surtout cela et ce n’est pas la recherche du Bonheur.
J’ai reçu pendant 15 ans des chercheurs et ils ne m’ont jamais parlé qu’ils recherchaient le Bonheur !
Ils ne disaient pas non plus qu’ils avaient peur de la mort et c’est pourtant l’évidence. On cherche parce que la vie est temporaire. Si le corps était éternel, ils ne se poseraient pas de questions et n’auraient pas peur.
LA PEUR CENTRALE C’EST LA PEUR DE NE PLUS ÊTRE.
A : Oui mais les croyances se mettent en place automatiquement.
B : Les hommes font tout pour cela !
A : Alors tu penses qu’ils peuvent chercher le Bonheur de suite sans mettre en place des croyances ?
B : Non bien sûr car il faut du temps pour cela !
Nous sommes insérés dans un système de pensée ou une culture (la nôtre est la judéo-chrétienne) et tu entends de fait depuis ta naissance dire certaines choses qui t’influencent plus ou moins : moi en ce qui me concerne j’ai été beaucoup influencé.
Tu ne peux donc en effet pas dire : « je veux le Bonheur tout de suite » et tu dois passer par des tas de choses avant.
Ensuite les mots changent selon ce que tu pressens.
C’est ce pressentiment qui va grandir en fonction de l’envie que l’on en a.
Moi par exemple je voulais le paradis car c’est le mot qui dans ma culture représentait le Bonheur.
Les gens me disaient tant de choses ! Mais au fur et à mesure je me suis rendu compte qu’ils parlaient de ce qu’ils pensaient et non de ce qu’ils vivaient. C’est le lot de tous les prédicateurs.
A : Alors tu perçois les croyances et les traditions comme des freins à la recherche du Bonheur ?
B : De toute façon ça en fait partie et elles seront toujours là : on ne va pas changer le monde, mais moi je demande simplement que les gens prennent bien conscience de tout cela.
A : mon inquiétude (et c’est toujours ma question récurrente !) c’est de se demander ce que le chercheur va bien pouvoir faire s’il désire éviter les écueils que tu dénonces.
B : Oh : s’il a le feu ça va se faire tout seul !
(Se reprenant) Enfin non je ne peux pas dire cela car bien sûr ça ne va pas se faire tout seul, il faut beaucoup d’efforts, mais si tu as une envie, une détermination, une passion extraordinaire, les choses vont se mettre en place autour.
Ainsi moi j’ai eu une multitude de croyances : la messe etc. Mais aucune n’a tenu la route devant la passion : qui veut comprendre quand même !
Comme quoi c’est bien vrai qu’il faut comprendre certaines choses pour pouvoir avancer mais la compréhension intellectuelle ne suffira en aucun cas.
A : Tu m’avais dit un jour que la mort de ton frère qui a eu lieu après ta Réalisation était fort différente affectivement et émotionnellement de celle du frère qui avait eu lieu avant ta Réalisation :
Est-ce que la Réalisation entraîne une modification de l’affect ?
B : C’est une question que l’on peut en effet se poser :
L’EMOTION NE CHANGE PAS MAIS LES CHOSES SONT VUES TELLES QU’ELLES SONT, et ça fait une énorme différence.
Tu vois les choses telles qu’elles sont, sans degré de valeur, sans identification mais ça n’empêche pas les sentiments.
Par exemple durant les trois mois de coma de mon second frère j’y suis allé chaque jour mais ce n’était plus avec la même vision que ça aurait été avant ma Réalisation : là j’y allais en fait parce que ça permettait à sa fille qui était là de pouvoir s’exprimer.
Quand je mange, j’ai beau être Réalisé, j’ai toujours le goût : et bien c’est pareil pour tout le reste.
Les choses sont vues dans l’instant pour ce qu’elles sont et je ré insiste encore une fois : elles sont PROVISOIRES et non ILLUSOIRES.
Tu ne peux pas te permettre de dire à quelqu’un qui souffre comme une bête que sa douleur est illusoire.
J’avais encore certaines croyances en réalisant car tout n’était pas parti et puis de plus ce qu’on Réalise ce n’est absolument pas ce que l’on pensait.
Mais si l’on peut élaguer le plus possible les croyances c’est bien.
Donc le provisoire correspond bien à notre expérience : la vie par exemple s’arrête le soir : où y a-t-il une illusion là-dedans ?

Ensuite s’instaure entre Bernard et moi un dialogue sur la notion d’illusion car je lui fais remarquer que si je comprends bien son point de vue : le mot « illusion » a au moins la vertu de pousser au cul le chercheur car personne n’a envie de rester dans une illusion, alors que si on lui accorde le mot « provisoire » il peut s’installer dans du provisoire qui dure !
On se met d’accord sur le compromis du mot : CONFUSION qui semble bien correspondre à ce que vit le chercheur et de fait on a fortement envie de sortir de la confusion, plus que du provisoire à mon sens.
Mais Bernard me fait remarquer au passage que je m’occupe toujours trop des autres en me mettant à leur place et il me reprécise que c’est à moi de Réaliser et qu’ensuite je verrai.
A : En fait : Réaliser, c’est la fin des croyances et des interprétations ?
B : Exactement : la fin totale des croyances en ne tenant pour vrai que ce que tu expérimentes
On reparle ensuite de Bernadette de Lourdes et il reprécise que pour elle la Sainte Vierge existait et qu’au fond c’est cela qui l’a transformée. Il dit à ce sujet : « c’était vrai pour elle, mais pourquoi vouloir que ce soit vrai pour tout le monde ? »
Ce qui est vrai pour moi est vrai pour moi : point !
Et c’est valable pour tout.
Je lui rétorque que je comprends bien cet exemple de Bernadette mais que je ne comprends pas pourquoi il n’applique pas le même raisonnement lorsqu’il parle lui Bernard  des fées, car si l’on suit son raisonnement sur Bernadette on peut lui renvoyer que les fées sont vraies pour lui : point, mais que ça n’a pas à être une vérité pour tout le monde et il enchaine en disant :

B : Oui les fées existent et ce n’est pas au même niveau car elles, elles évoluent dans le monde physique.
A : Tu fais donc une différence entre le monde physique et l’imaginaire ?
B : Ah oui bien sûr ! La fée c’est en vrai quoi !
La différence entre une fée et Dieu c’est qu’une fée c’est vrai !
L’esprit du bois et tous ces trucs-là : ça existe parce que ça va avec la nature et ça en fait partie. La Sainte Vierge elle, n’existe pas car c’est une croyance, même si certains à force de suggestion arrivent à la matérialiser.
Avec la drogue par exemple (que tu connais bien puisque c’est ta profession)) on peut créer des tas de visions !
A : Donc, sans rentrer dans l’ésotérisme fumeux on peut dire qu’il existe un monde invisible ?
B : Mais ce n’est pas invisible puisque moi je les vois !
A : mais tout le monde ne les voit pas, donc la rétine ne les voit pas ! Toi tu les vois avec ta rétine ou tu les perçois ?
B : mais bien sûr que je les vois avec les yeux puisque je les ai même prises en photo. La plus belle c’est une que j’ai prise le jour de l’anniversaire de la mort de ma belle-mère : pure coïncidence d’ailleurs car une fée bien entendu ne sait pas que ma belle-mère est morte ce jour-là : tout cela ça n’existe pas !
Les fées, c’est substantiel, ce n’est pas une idée comme la Sainte Vierge ou Krishna qui jouait avec Poonja : j’adore cet exemple qui est le plus beau dans tout ce que j’ai lu au sujet de Ramana : « le voyez-vous maintenant ? »
NDR : C’est une anecdote que Bernard reprend très souvent et qui l’a beaucoup marqué. Elle fait allusion au dialogue entre Ramana et Poonja. Ce dernier étant tout fier de voir Krishna dans ses méditations s’en était confié à Ramana en s’écriant : « Moi je vois Krishna ! » et Ramana dans un doux sourire moqueur lui avait rétorqué : « Ah vous voyiez Krishna, mais le voyez-vous maintenant ? » . Cette remarque avait beaucoup impressionné Poonja et avait provoqué un déclic de conscience.
Puisque tu parles des fées qui sont dans le monde physique est ce qu’il y a d’autres « invisibles » qui existent ?
B : bien sûr : les lutins, les esprits du bois par exemple.
Je ne parle pas beaucoup de cela puisque la plupart des gens n’y croient pas (là encore on confond toujours croire et expérimenter : c’est important !)
A : Pour en revenir à l’après mort, au niveau humain il n’y a donc rien du tout ? Il n’y a pas de monde invisible avec les morts par exemple ?
B : Bien sûr que non !
A : Alors tout ce que racontent les gens au sujet de certains esprits des morts qui seraient restés sur des lieux à cause de scènes difficiles ?……………….
B : Tout cela est complètement illusoire et ce sont des fabrications mentales.
A : pourtant il existe des lieux et j’en ai un peu l’expérience, qui sont plus chargés que d’autres ……
B : Oui mais à ce moment-là c’est le lieu en lui-même.
Revenons à maître Philippe qui disait et JE LE CONFIRME : un truc du genre que si on était assez purifiés (je n’aime guère cette expression !)Disons que si on avait assez d’amour :
« Si on avait assez d’AMOUR et qu’on demandait à la pierre le nom de celui qui l’a posée, elle nous le donnerait ! »
Ça va loin hein ? Et je le confirme !
La mémoire d’un lieu ne nécessite pas la présence d’un esprit ou de tout ce genre de truc.
C’EST TOI LA BASE DE TOUT.
A : oui mais parfois tu arrives dans certains lieux et tu sens………
B : EN FONCTION DE TOI, EN FONCTION DE LA BASE.
Le chercheur avec sa conscience, son cœur, son mental et puis de nombreux autres facteurs que les gens ne voient pas, c’est lui qui cherche tout cela en fin de compte, influencé certes par des tas de choses…Quel exemple pourrait-on prendre ?
Si tu vas à Auschwitz par exemple, il y a effectivement des empreintes de ce qui s’y est passé, MAIS DANS TA TÊTE ça tourne aussi quand même !
Mais il reste des traces quand même
Comment pourrait-on dire, Je ne sais plus parler de ces choses : maître Philippe parle de clichés.
Tout n’est que clichés dans l’existence.
Il m’arrive aussi à moi de voir passer des clichés.
TOUS LES EVENEMENTS EXISTENT D’ABORD SOUS FORME DE CLICHES.
Mais ça n’est pas magique, ce n’est pas extraordinaire : ça fonctionne simplement comme cela. Une vraie voyante (mais il y en a peu) peut le voir, moi aussi ça m’arrive de voir les clichés derrière la personne.
Ce n’est pas sur commande tout cela et on ne peut donc sûrement pas en faire commerce.
A : C’est important que tu dises tout cela parce que parfois de la manière dont tu parles on pourrait croire que tu es contre tout.
B : Non, non surtout pas « contre »quelque chose (tu as bien fait de parler de cela !)
TOUT CELA C’EST DANS UN SOUCI INVOLONTAIRE D’ALLER A L’ESSENTIEL.
Je me suis tellement fait de mal avec ma religion, et encore une fois c’est mon expérience.
Il faut une sacrée passion, une sacrée envie pour aller au-delà des « on-dit » en fin de compte.
« Tout ce qui apparaît et disparaît n’est pas réel » disait Ramana !
Oui je peux dire cela maintenant mais avant c’était provisoire et ça a été réel pour moi tant que je l’ai cru.

A : je désirais que l’on revienne sur ce problème de la mort pour que tu sois tout à fait clair là-dessus : soit c’est la mort du tout-venant et d’après ce que tu dis IL N’Y A PLUS RIEN APRES
B : Oui effectivement.
A : -Soit c’est LA REALISATION avant la mort : il n’y a pas de demi-mesure ? Rien ou la Réalisation ?
B : Oui !
A : D’accord mais c’est très important ce que tu dis……..
B : OUI C’EST UNIQUEMENT COMME CELA.
A : Donc si la Réalisation n’a pas eu lieu, c’est NADA quoi, il n’y a plus rien ?
B : Oui !
A : D’accord !…………………………(LONG SILENCE)
Car là en ce moment j’ai ma mère qui est mourante, je vais la voir demain et j’essaie d’être naturel parce que je vais lui donner ce que je peux lui donner, mais ça me fait bizarre de voir comment elle a ce refus de la mort quelque part !
B : Oui mais c’est normal en fait !
A : Là aussi je suis revenu sur certains de mes concepts : j’essaie d’être bien avec elle mais je n’ai rien à lui dire de spécifique……………..Je n’ai même plus envie de lui dire qu’il faut qu’elle accepte la mort. De quel droit je pourrais lui parler ainsi ?
B : Ah surtout pas !
On n’a pas à accepter ou ne pas accepter : de toute façon c’est comme cela
On n’a ni à accepter ni à ne pas accepter.
Surtout pas des « il faut » d’ailleurs.
Sachant que ce qui est vrai pour moi ne l’est pas pour le voisin : dans mon expérience.
Pourquoi accepterait-on la mort ?
Ce n’est pas intéressant la mort : accepter un gâteau oui certes mais la mort ?
Si on pouvait faire autrement humainement on le ferait et ce serait mieux.
EN PLUS SI C’EST DIEU QUI A FAIT CELA : IL N’EST PAS TRES DOUE.
Il te met sur terre, tu en baves pas mal et à la fin tout ce que tu as pu avoir, que tu as construit difficilement : Pfft !balayé ! C’est fini mon gars tu n’as plus rien ! Dans la caisse !
Donc tout cela EST NUL ET HEUREUSEMENT QUE CE N’EST PAS FAIT VOLONTAIREMENT.
En fait ça fonctionne comme cela.
Et tu ne peux certes pas dire à quelqu’un qui est en train de mourir : « il faut que tu acceptes ! » Et d’abord ça changerait quoi ?
Non ça vaut le coup de chercher quoi ! Et c’est bien pour cela que je donne tant d’importance à cette recherche, parce que bien évidemment tout va changer et au lieu d’être DANS CE MONDE PROVISOIRE, DOULOUREUX, DRAMATIQUE, ON VA DECOUVRIR QUE L’ON EST LA BASE QUI PERMET ENTRE AUTRE QUE CETTE CHOSE LA ARRIVE : JE SUIS LA BASE.
Et alors là….Les mots………C’est tout petit ce que l’on peut dire, même si c’est bien dit parfois : c’est tout petit quand même.
L’intellect ne peut pas envisager cela
A : Il ne peut plus y avoir de peur dès que l’on se trouve là ?
B : Et non ! Ça change absolument tout !
Non la peur c’est quelque chose de terrible mais de bien normal par contre.
Mais évidemment même si c’est naturel ça perturbe tout :
LE CÔTE PROVISOIRE DES CHOSES FAIT PEUR.
Ce n’est pas intéressant et l’on n’aime pas ce qui ne dure pas en fait. Personne n’aime ça.
Mais qu’on l’appelle comme on veut : LE BESOIN D’ETERNITE SE MANIFESTE DE LUI-MEME.
C’EST NOTRE VRAIE NATURE, PERTURBEE PAR TOUT CE QUE L’ON A ENTENDU DIRE CERTES, par nos conceptions, notre conscience qui est plus ou moins bien : tout le monde n’a pas la même conscience et ça se voit.
Donc c’est perturbé par tout cela et ce n’est pas facile.
Donc pour celui qui pressent quelque chose et qui a un petit peu de passion ça va tout changer.
En plus s’il lit des petits passages de Ramana, …………..il y a des tas de facteurs des tas d’aide dans la recherche.
NOTRE VRAIE NATURE : ELLE EST LA.
ON NE LA VOIT PAS, ON NE SAIT PAS COMMENT L’APPELER, ON NE LA PERCOIT PAS BIEN, LE PRESSENTIMENT EN EST PLUS OU MOINS FORT, ET IL Y EN A MÊME QUI NE PRESSENTENT RIEN DU TOUT, APRES TOUT………………….
DONC  IL Y A BEAUCOUP DE CHOSES QUI NE SONT PAS DES PIEGES MAIS DES DIFFICULTES.
Quelqu’un qui est dans la misère et qui souffre, il aura plus de mal que quelqu’un qui est en bonne santé et qui n’est pas dans le besoin.
Ce sont tous les facteurs de la vie et l’on doit faire avec.
C’est cela qui est important : ça oui !malgré tout !………. (Long silence)
A : Donc on pourrait ajouter un passage sur la Vérité : qu’est ce qui est Vérité ou pas Vérité ? Car la vérité est relative à la personne ?
B : Oui ce qui est vrai pour moi ne l’est pas pour un autre.
Ce que je pense vrai est vrai……Pour le moment…en plus !
Demain je peux penser autrement….Tu te rends compte ?
C’est vrai dans l’instant où c’est expérimenté.
Toute expérience se fait dans le moment présent.
Avant c’est le passé et après c’est l’éventuel.
99% des gens pensent qu’il y a une grande Vérité universelle, comme cette conscience universelle et tous ces trucs là.
Même Nisargadatta, je ne sais plus exactement dans quel passage mais il parle de rejoindre la conscience universelle.
Où est-elle cette conscience universelle ? Montrez là moi ! Tout cela n’existe pas.
LA CONSCIENCE EST TOUJOURS PERSONNELLE ET ELLE VA AVEC LE BONHOMME.
Elle se déprécie par la maladie d’Alzheimer. La conscience c’est important mais ce n’est pas grand-chose non plus, elle est uniquement fonctionnelle et se déprécie par les maladies.
MAIS MA VRAIE NATURE CONSTATE CELA ET JE PRE-EXISTE A LA CONSCIENCE QUE J’AI DE MOI-MEME.
J’adore dire cela, c’est ma vie, c’est ma réalité et pour toi aussi c’est pareil : cette conscience elle apparaît le matin, elle ne vient pas de nulle part : ELLE APPARAÎT PARCE QUE « JE » SUIS LA !
De ce bonhomme qui dormait sans conscience d’être surgit tous les matins : la conscience.
Tu te réveilles et tu as conscience d’être, d’exister et le processus mental te dicte : « c’est là que tu habites »
J’aime bien dire cela moi : donc je suis dans le corps, dans le monde à un moment donné : c’est l’espace-temps
Ça s’arrête le soir, ça recommence le matin.
Entre temps je n’ai conscience de rien, même pas d’être et pourtant je ne suis pas mort !
Pas vu, pas pris : Oeuvres complètes de Coluche page 12 et 13 ! (éclat de rire général)
MAIS CE PERSONNAGE QUI N’A PAS CONSCIENCE D’ÊTRE, NI CONSCIENCE DU MONDE, NI DE DIEU NI DE TOUT LE RESTE, IL EST LA QUAND MÊME.
C’EST NOTRE VRAIE NATURE MAIS ON NE LE SAIT PAS.
On constate l’impermanence de la conscience et donc du fait d’être, la vie particulière apparaît et disparaît et alors c’est : LA VIE TOUT COURT, CETTE BASE QUE L’ON DIT REALISER POUR TROUVER ENFIN CE BONHEUR .CE N’EST PAS UNE ILLUSION.
Ne cherchons pas de justice ou de truc semblable car tout cela n’existe pas.
A : Oui c’est d’ailleurs un point difficile à accepter au début !
B : Oui on veut à tout prix se rassurer en se disant ceci est juste, ou « il l’a bien mérité »
Malheureusement tout cela n’existe pas, aucun mérite, aucune justice supérieure.
Aucune égalité non plus et maître Philippe le dit à sa façon en disant que tout est hiérarchisé dans le monde et l’univers. Tous ceux qui en parlent le savent bien, il y a une sorte de hiérarchie automatique va-t-on dire ! Liberté- Egalité- Fraternité : TOUT CELA C’EST DU VENT ! Ça pourrait être mignon si ça marchait mais malheureusement ça n’existe pas.
A : Mais au fond on peut même appliquer cela à la réalisation, cette hiérarchisation : puisqu’il y a plein de gens qui ne réalisent pas : on peut donc dire que c’est injuste ?
B : Non ça n’existe pas effectivement cette justice : et en fait juste ou pas juste en fonction de quoi ?
Ça ne marche pas au mérite ou à quoi que ce soit du genre : non c’est simplement comme ça.
J’aurais peut être pensé cela aussi dans le temps, mais la notion de justice, elle n’a pas lieu d’être de toute façon.
A : Donc lorsque l’on agit pour des causes humanitaires par exemple (comme toi tu l’as fait également) c’est simplement parce que c’est comme cela et que l’on a envie de le faire ?
B : Oui exactement : parce que pour toi c’est bien, c’est de l’amour, de l’amour humain. Faire plaisir à quelqu’un je trouve que c’est formidable. Voir sourire quelqu’un plutôt que le contraire, le voir avoir un moment de bonheur, de plaisir, de joie, je trouve cela formidable humainement. Personnellement je préfère voir quelqu’un d’heureux que de malheureux et de ce fait tu agis en conséquence.
A : ça c’est important Bernard que tu précises cela car on pourrait croire parfois en entendant certains de tes propos, qu’il n’y a plus de sentiment alors que ce n’est pas du tout le cas.
B : Oh non alors c’est en effet tout le contraire. Il ne faut pas oublier que je parle toujours au chercheur. Ah non surtout pas ! Avec mes petits-enfants et tout cela je suis super heureux.
QUAND JE PARLE DUREMENT JE M’ADRESSE TOUJOURS AU CHERCHEUR ET EFFECTIVEMENT SI ON OUBLIE CE POINT IMPORTANT CA PEUT FAIRE DRÔLE.
Moi je parle au chercheur qu’il est nécessaire de remuer car je m’appuie sur mon vécu : il faut se bouger pour y arriver.
Il ne faut peut-être pas faire tout ce que j’ai fait certes mais en revanche je vois beaucoup trop de « touristes »
Ils ont bien le droit encore une fois d’être des touristes mais moi je parle de ma recherche qui est allée jusqu’au bout.
LE BUT EN SOI C’EST QU’ILS REALISENT MÊME SI CA PASSE PAR UN PEU DE DURETE.
Cela mis à part je suis même peut être encore plus sensible qu’auparavant, parce que j’ai plus de temps et puis parce que en vrai j’excuserais tout, parce qu’au fond il n’y a rien vraiment à condamner. L’être humain il est fait comme cela, il fait ce qu’il peut et tout est pardonnable : enfin presque….Avant j’étais dur, maintenant c’est le contraire mais ça ne se voit pas toujours parce que je parle au chercheur, je dis qu’il faut le secouer sans arrêt comme un arbre et tout cela passe dans ma façon de parler très certainement.
Non et non : aucun être humain n’est critiquable, même si je ne peux pas dire tout cela à tout le monde car il y en a encore qui diraient que j’excuse tout, mais ce n’est pas dans ce sens-là que je le dis.