N’y aurait il rien à faire puisque nous sommes dores et déjà LE SOI?

Bernard , à juste titre, met souvent en garde les chercheurs sur le fait qu’il doivent être déterminés jusqu’au bout de leur quête.

Il est courant à l’heure actuelle surtout dans les milieux dits de « la non dualité » d’entendre cette affirmation stupide:

« il n’y a rien à faire puisque nous sommes déjà ce que nous sommes »

Cette affirmation ne tient aucun compte que celui qui affirme cela est de fait encore dans « la dualité », et si bien sûr , à un niveau absolu nous sommes déjà LE SOI, il est évident que nous ne le savons pas intérieurement et surtout QUE NOUS NE L’AVONS PAS RÉALISÉ!

Ce que l’on appelle la recherche(la sadhana en sanskrit) c’est justement toute cette marche parfois longue pour la plupart qui mène à cette RÉALISATION. Elle est unique pour chacun et nécessite de nombreux efforts en fonction de là où part l’individu.

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« Jusqu’au bout il ne faut jamais arrêter de pratiquer, jusqu’au dernier jour.

Il y a bien sûr des moments où l’on pense ne plus rien avoir à faire, mais c’est un piège.Il ne faut pas attendre que ça arrive, passivement.

Quand les gens me disent « ça arrivera quand ça arrivera », je leur dis d’aller s’asseoir au milieu de l’autoroute, et on verra bien s’ils se feront écraser, si c’était le moment…

Tant que l’on n’a pas atteint le but il faut continuer, même à méditer.

Bien entendu on méditera différemment, mais il faut continuer.

Continuez de faire le point, d’observer inlassablement le fonctionnement du mental, de la conscience, et vous réaliserez, dans votre cœur, et au delà de l’intellect, qu’à aucun moment, vous ne pouvez être à la fois celui qui perçoit, et ce qui est perçu !

Sans vous – le Témoin permanent – aucun spectacle n’est possible…. Découvrez, réalisez que vous êtes La Base d’où tout s’élance chaque matin et où tout retourne chaque soir….

Il n’y a rien d’autre ! Et cela ne peut pas être compris, cela ne peut être que réalisé.

Ce que l’on appelle Réalisation n’est pas une grande compréhension, mais une gigantesque émotion dans laquelle la vie particulière de l’individu que l’on a cru être si longtemps, fusionne dans la Vie tout court…

Et cela est une grande histoire d’Amour dans laquelle ce fameux intellect – bien fragile et impermanent – n’a vraiment qu’un second rôle sans grand intérêt. »

Bernard.