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transcription de phrases choc de Ramana et Nisargadatta,souvent écoutées par Bernard

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Pendant toute sa recherche Bernard avait fait sur un CD une compilation de divers enregistrements trouvés ça et là dans des films sur Ramana et Nisargadatta.Il les écoutait autant qu’il le pouvait et même encore à l’heure actuelle il me dit qu’il les réécoute souvent car ils sont comme la quintessence de la recherche.Et souvent il m’en récite de mémoire des passages entiers.

j’ai pensé que ces enregistrements pouvaient résonner dans le cœur de pas mal de chercheurs et je les ai donc  donc transcrits de manière à ce que le lecteur puisse s’en nourrir selon son rythme et ses affinités.

 

 

Enregistrement 1(récit de Poonja au sujet de Ramana))

Lorsqu’il était âgé de 34 ans, Poonja se rendit à l’ashram de Sri Ramana Maharshi, un des gurus les plus respectés de l’Inde.

« On rentrait dans l’ashram et alors tout était tranquille. Cet homme était calme, ne parlait à personne, il était l’incarnation même du silence.

C’était un formidable silence, je n’avais jamais vu quelqu’un d’aussi silencieux. Quiconque pénétrait dans ce hall, laissait son mental à l’entrée. Il se tenait assis tranquille et le silence était là.

Tel était l’enseignement ; rester silencieux.

-Que s’est il passé avec Ramana Maharshi le jour où vous avez enfin saisi ?

« Depuis l’enfance j’étais un dévot de Krishna et Krishna se manifestait même dans une forme matérielle visible pour moi, comme n’importe quoi d’autre. Je lui étais extrêmement attaché. A mon retour de …….. (incertitude sur ce lieu !) où j’avais passé quelques jours de l’autre côté de la montagne Arunachala, le Maharshi me demanda d’où je venais-de l’autre côté dis je, j’étais seul et je jouais avec Krishna-Oh je vois ! Très bien ! Ainsi vous jouiez avec Krishna

-Oui monsieur je jouais avec Krishna, il est mon ami

– Le voyez-vous maintenant ?

-Non monsieur je ne le vois pas-Il dit alors :

Ce qui apparaît et disparaît n’est pas réel.

Celui qui voit demeure.

Vous l’avez vu, il a disparu.

Vous étiez là et maintenant vous êtes ici également.

Celui qui a vu et celui qui voit sont le même.

A présent découvrez quel est celui qui voit ?

Ce n’était que des mots n’est ce pas ? Mais à ce moment là, ils me frappèrent.

Je devins celui qui voit et celui qui voit est au-delà de tout. »

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Enregistrement 2 (Ramana)

« Vous imposez des limites à votre Véritable Nature d’Être Infini, et vous vous désolez de n’être qu’une créature limitée.

Ensuite vous entreprenez telle ou telle pratique spirituelle pour transcender ces limites inexistantes et si votre pratique elle-même implique l’existence des limites, comment pourrait elle vous aider à les transcender ? »

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Enregistrement 3 : (Ramana)

« Cherchez ce qui est le mental et il disparaîtra.

Séparé de la pensée, le mental n’a pas d’existence.

Il ne sert à rien d’ôter les doutes.

Si on supprime le doute, un autre apparaît et ils ne finiront jamais.

Ils ne cesseront vraiment qu’à la découverte de celui qui doute et de sa source.

Cherchez la source de l’incrédule et vous découvrirez qu’il n’a vraiment pas d’existence.

L’incrédule n’étant plus, les doutes cesseront. »

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Enregistrement 4 (Ramana)

« Quand le mental est absorbé dans le cœur, le je-ego qui est au centre de la foule innombrable des pensées, s’évanouit, et la pure conscience ou le SOI, qui subsiste dans tous les états du mental demeure seul : resplendissant.

C’est cet état sans la moindre trace du je-pensée qui est notre véritable ÊTRE. »

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Enregistrement 5 (Ramana)

Un visiteur demanda : « Quand on s’efforce de mener une vie juste et de concentrer sa pensée sur le SOI, il y a souvent échec et rupture, que faut il faire alors ? »

Ramana répondit :

« Cela s’arrangera à la fin.

LA FERME IMPULSION DE VOTRE DÉTERMINATION VOUS REMET SUR PIED APRÈS CHAQUE ÉCHEC, APRÈS CHAQUE RUPTURE.

Les obstacles sont surmontés progressivement et votre flux devient plus fort. Tout s’arrange à la fin.

UNE FERME DÉTERMINATION EST NÉCESSAIRE.

Il est sûr que certains livres disent que l’on devrait continuer à cultiver les bonnes qualités l’une après l’autre et se préparer ainsi pour la libération, mais pour ceux qui suivent le sentier de la Connaissance du SOI, leur effort est en lui-même tout à fait suffisant pour acquérir toutes les bonnes qualités. Ils n’ont besoin de rien d’autre. »

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Enregistrement 6(sur Ramana)

Ramana n’a jamais appréhendé personne comme séparé de lui. Il n’avait pas de disciple dans le sens conventionnel du terme.

En Novembre 1936, il dit à un visiteur :

« Quelqu’un peut se nommer mon disciple ou mon adepte, je ne considère personne comme étant un disciple.

Si des gens se nomment mes disciples : je n’approuve ni ne désapprouve.

De mon point de vue, ils sont tous semblables. Que puis-je leur dire ? »

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Enregistrement 7 (Ramana)

Question : Le mental vagabonde constamment, je ne peux pas le contrôler…

Ramana : « La nature du mental est de vagabonder.

Vous n’êtes pas le mental.

Le mental surgit et se calme.

Il est impermanent, transitoire, tandis que VOUS êtes éternels. »

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Enregistrement 8 (Ramana)

« Connaître son propre SOI, est simplement ÊTRE son propre SOI, car il n’y a pas de seconde existence : ceci est la RÉALISATION.

L’état que nous nommons RÉALISATION est simplement ÊTRE SON PROPRE SOI.

Le sachant nous ne devenons rien.

Celui qui a réalisé est cela qui uniquement est, et qui a toujours été.

IL NE PEUT DÉCRIRE CET ÉTAT : IL NE PEUT ÊTRE QUE CELA !

Il est néanmoins étrange que pour enseigner cette simple vérité, il faille que tant de religions, de crédos, de méthodes, en viennent à exister avec les discordes qui en découlent.

Ô quel dommage ! Ô quel dommage ! »

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Enregistrement 9(Nisargadatta)

Il dit : « Finalement votre argumentation aboutit à ceci : vous ne pouvez pas le saisir en échafaudant des concepts, vous vous sentez impuissants : c’est tout de ce dont il s’agit !

Vous voulez le capturer par des concepts, associer certains mots et dire : « c’est ça ! » et c’est l’échec, car vous ne pouvez qu’échouer.

Il dit :

« Mon état, l’état ULTIME est ainsi, vous ne pouvez pas le décrire, il est toujours libre de tout univers. »

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Enregistrement 10(Nisargadatta)

« Il n’existe absolument aucune différence entre moi et les autres, excepté que je me connais tel que je suis : je suis tout et contrairement à vous j’en ai la certitude.

En réalité je n’entends ni ne réponds.

Dans le monde des événements la question arrive : la réponse arrive ; rien ne m’arrive : tout arrive c’est tout.

Dès ma naissance ma destinée fût d’être un homme simple, de scolarité élémentaire, un modeste commerçant. Ma vie fut ordinaire avec des désirs et des peurs.

Lorsque par la FOI EN MON MAÎTRE et l’obéissance à ses paroles, j’ai réalisé mon ÊTRE VÉRITABLE, j’ai laissé derrière moi ma nature humaine prendre soin d’elle-même jusque sa destinée soit accomplie.
Occasionnellement il se produit une ancienne réaction émotionnelle ou mentale, mais elle est immédiatement remarquée et écartée.
Après tout, tant qu’on est encombré d’une personnalité, on est exposé à ses particularités et à ses habitudes. »

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Enregistrement 11(Nisargadatta)

Quand j’ai rencontré mon guru, il m’a dit : « Vous n’êtes pas ce que vous croyez être ! Découvrez ce que vous êtes, observez le sentiment JE SUIS, découvrez votre véritable SOI.

Comme j’avais confiance en lui, je lui ai obéi, j’ai fait ce qu’il m’a dit. Je passais tout mon temps disponible à me contempler intérieurement en silence.

J’ai obéi à ce qu’il m’a dit, j’ai fait ce qu’il fallait

Quelle différence ! Et en si peu de temps !

Il ne me fallut que trois ans pour réaliser ma VRAIE NATURE. Mon guru est mort peu de temps après notre rencontre, mais cela ne changea rien : je me souvenais de ce qu’il m’avait dit et je persévérais : LE FRUIT EST ICI AVEC MOI.

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Enregistrement 12(Sur Nisargadatta)

Ici en Occident, nous sommes habitués à penser que pour atteindre ou devenir quelque chose de spécial, nous devons y travailler, nous y exercer, nous sommes éduqués ainsi : faire en vue de devenir.

Quand il s’agit de la Vérité, de LA VÉRITÉ ABSOLUE, tous les maîtres de advaïta, y compris Maharaj, nous disent très simplement que nous sommes déjà ce que nous cherchons. De ce fait tous les exercices ou méthodes sont vains.

Mais il se peut que nous devions en passer par là pendant de nombreuses années avant d’en prendre conscience.

Maharaj ne perd pas de temps du tout, il va directement à la question du JE SUIS et dit que vous n’avez pas à devenir quelque chose.

Tout ce qui est requis est un changement de compréhension. Vous devez simplement voir ce que vous n’êtes pas et à partir de là, ce que vous êtes deviendra très clair.

C’est donc très différent des voies progressives qui peuvent continuer sans fin et peut être ne jamais arriver à ce qui est cherché.

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Enregistrement 13(Nisargadatta)

Un visiteur demanda à Maharaj pourquoi la Réalisation de sa VÉRITABLE NATURE était elle si importante ?

Sans la Réalisation vous serez consumés par la répétition insensée des désirs et des peurs, dans des souffrances sans fin.

La plupart des gens ignorent qu’il peut y avoir une fin à la douleur, mais une fois qu’ils ont entendu la bonne nouvelle, il devient évident pour eux que la tâche la plus urgente est d’aller au-delà de tous les conflits et de toutes les luttes.

VOUS SAVEZ QUE VOUS POUVEZ ÊTRE LIBRE ET A PRÉSENT CELA DÉPEND DE VOUS !

Ou bien vous restez à jamais affamés et assoiffés, à jamais défaits et affligés, ou bien vous sortez d’ici en cherchant de tout votre cœur l’état de perfection intemporel auquel rien ne peut être ajouté, duquel rien ne peut être retranché.

En lui n’existe ni désir, ni peur, non parce qu’on y a renoncé, mais parce qu’ils ont été vidés de leur sens.

Les chercheurs qui rendaient visite à Maharaj, voulaient savoir comment parvenir eux aussi à cette conscience ?

« Comment procédez-vous pour découvrir quoi que ce soit ?

EN Y FIXANT VOTRE ESPRIT ET VOTRE CŒUR, IL FAUT DE L’INTÉRÊT ET NE JAMAIS OUBLIER.

Se rappeler ce dont il faut de rappeler est le secret du succès.

IL VOUS FAUT DE LA FERVEUR POUR Y PARVENIR.

Recherchez un esprit clair et un cœur limpide.

Il vous suffit de demeurer tranquille et vigilant tout en cherchant au sein de votre VÉRITABLE NATURE.C’est le seul chemin vers la paix.

TOUT ARRIVE DE LUI-MÊME.

NI LE CHERCHEUR NI LE GURU NE FONT QUOI QUE CE SOIT.

Les choses arrivent comme elles arrivent.

Le blâme ou l’éloge sont attribués plus tard, après qu’apparaisse le sens du « moi agissant ».

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Enregistrement 14(Sur Nisargadatta)

Le point essentiel de son enseignement est que nous sommes déjà absolument libres et qu’il n’y a rien que nous ayons à faire, à construire, à devenir ou à changer en nous.
Nous devons simplement voir la réalité de la vie, c’est-à-dire QUE NOUS NE SOMMES PAS CE CORPS, NI CE MENTAL : qu’ils sont, pourrait on dire, le jeu des éléments et avec cette compréhension se présente cette JOIE EXTRAORDINAIRE ET LA LIBERTE.C’EST TOUT !

Les visiteurs posaient souvent des questions sur l’effort et sur l’aide que les disciplines spirituelles apportent à l’éveil du rêve qu’est l’ignorance ?
« Lorsqu’on a besoin d’effort : l’effort apparaît.

Lorsque l’absence d’effort devient essentielle : elle s’affirme d’elle-même.

Vous n’avez pas à régenter LA VIE !

On doit en définitive aller au-delà du savoir, mais la Connaissance doit apparaître et on peut y parvenir grâce à une méditation constante.

En méditant, le savoir JE SUIS, progressivement se stabilise, fusionne avec la Connaissance Universelle et devient ainsi totalement libre comme le ciel ou l’espace.

Ceux qui viennent ici avec l’idée d’acquérir un savoir, même spirituel, viennent en tant qu’individus visant à obtenir quelque chose :

C’EST LA VÉRITABLE DIFFICULTÉ : LE CHERCHEUR DOIT DISPARAÎTRE !

Lorsque vous connaissez votre VÉRITABLE NATURE, la compréhension JE SUIS demeure et cette Connaissance est sans limite.

Il ne vous est pas possible d’acquérir la Connaissance : VOUS ÊTES CONNAISSANCE, VOUS ÊTES CE QUE VOUS CHERCHEZ.

Votre Être véritable est antérieur à l’apparition de tout concept.

Plongez profondément en vous-même et vous le trouverez facilement et simplement.

Allez dans la direction du JE SUIS.

Tout existe dans le mental ! Le mental et le corps sont tous deux des états intermittents !

Le résultat de ces flashs crée l’illusion de l’existence.

Chercher ce qui est permanent dans le transitoire, Réel dans le non réel : c’est la sadhana ou pratique spirituelle.

Tous ceux qui ont atteint la RÉALISATION dans l’instant par simple contact, regard ou pensée, étaient mûrs pour cela, mais ils sont très peu nombreux.

LA MAJORITÉ A BESOIN DE TEMPS POUR MÛRIR.

La sadhana est une maturation accélérée.

Comment aborder cette pure Présence dont parle Maharaj, sous l’aspect d’être UN AVEC ELLE ?

« En tout premier lieu vous devez réaliser que vous êtes la preuve de TOUT y compris de VOUS.

Aucun être ne peut prouver votre existence, car son existence doit d’abord être confirmée par la vôtre.

Votre existence et votre connaissance sont les vôtres.

VOUS NE VENEZ DE NULLE PART ET N’ALLEZ NULLE PART.

Vous êtes ÊTRE et PRÉSENCE INTEMPORELS.

Développez l’attitude témoin et vous découvrirez par votre propre expérience, que le détachement suscite le contrôle.

L’état témoin est plein de puissance, rien de ce qui le concerne n’est passif.

Gardez simplement présent à l’esprit le sentiment JE SUIS, fondez vous en lui jusqu’à ce que votre esprit, vos perceptions, deviennent UN.

En renouvelant les tentatives vous trébucherez sur le juste équilibre de l’attention et votre esprit s’établira fermement en la pensée-perception JE SUIS.

Quoi que vous pensiez, disiez, ou fassiez, le sentiment de l’Être IMMUABLE et AIMANT demeure comme l’arrière plan à jamais présent du mental. »

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Enregistrement 15(Sur Nisargadatta)

Maharaj parlait du JE SUIS comme d’une passerelle entre ce qui est temporel et ce qui est éternel.

En reconnaissant que toutes les formes et sens, de la vue, de l’ouïe, de l’odorat et de la pensée sont changeantes et en sortant, en dépassant leurs limites, on devient TÉMOIN de ces choses.

C’est ce qu’il nommait le sentiment JE SUIS.
Tout change, excepté ce témoin qui peut savoir qu’il en est bien ainsi et lorsque vous demeurez dans cet état témoin, dans ce JE SUIS, il est possible de le retourner sur lui-même, comme une passerelle et
DE VOIR QU’IL Y A LA PERSONNE, que cet état témoin apparaît comme le soleil apparaît le matin, puis disparaît, et qu’au-delà il y a l’espace et le vide et ce qu’il appelait l’AMOUR et la SAGESSE.
Maharaj l’exprimait ainsi :

« QUAND JE VOIS QUE JE NE SUIS RIEN : C’EST LA SAGESSE.

QUAND JE VOIS QUE JE SUIS TOUT : C’EST L’AMOUR,

ENTRE LES DEUX MA VIE S’ÉCOULE. »

Maharaj parlait souvent de son Guru et du rôle du Maître dans la vie spirituelle, chaque matin il décorait avec vénération les photos de son Guru accrochées au mur de la chambre du haut.

IL DISAIT SOUVENT QUE LE MAÎTRE VÉRITABLE EST SON PROPRE SOI :

« Le plus grand Guru est votre Soi intérieur, en vérité il est le Maître suprême.

Lui seul peut vous conduire à votre but et lui seul vient à votre rencontre au bout du chemin.

Faîtes lui confiance et vous n’aurez besoin d’aucun guru extérieur.

Mais je le répète, vous devez avoir un ardent désir de le trouver et ne rien faire qui puisse créer des obstacles et des retards.

Vous n’êtes jamais sans Guru car il est éternellement présent dans votre cœur.

Ce qu’il veut de vous est simplement que vous appreniez la présence à soi, le contrôle de soi, l’abandon au SOI.
Cela peut sembler ardu MAIS C’EST FACILE SI VOUS ÊTES FERVENTS ET TOUT A FAIT IMPOSSIBLE SI VOUS NE L’ÊTES PAS.TOUT CÈDE DEVANT LA FERVEUR.

LE VÉRITABLE GURU NE VOUS HUMILIERA JAMAIS, PAS PLUS QU’IL NE VOUS ÉLOIGNERA DE VOUS-MÊME, IL VOUS RAMÈNERA CONSTAMMENT AU FAIT DE VOTRE PERFECTION INTRINSÈQUE ET VOUS ENCOURAGERA A CHERCHER AU-DEDANS DE VOUS.

En ce qui concerne le sens illusoire d’être traditionnellement nommé EGO, Nisargadatta dit que découvrir la source du concept JE SUIS et comprendre absolument qu’il n’est rien d’autre qu’une idée conceptuelle de soi même, est le chemin vers la RÉALISATION DE SOI ET LA

COMPLÉTUDE. Maharaj demande au chercheur d’être dans l’état qui précède l’expérience JE SUIS.

« Le concept JE SUIS vient spontanément et s’en va spontanément.
Quand il apparaît il est étrangement tenu pour réel. Touts les méprises survenant ensuite viennent de cette impression de réalité dans le JE SUIS.

A l’instant où le sentiment JE SUIS apparaît : le monde apparaît également.

QUELQUE SOIT L’IMAGE QUE VOUS AYEZ DE VOUS MÊME : ELLE N’EST PAS RÉELLE !

La Connaissance véritable consiste à demeurer dans votre propre SOI. »

L’enseignement de Maharaj déplace notre conscience du concept JE SUIS (sentiment d’identité distinct) à un état NON DUEL D’UNITÉ AVEC L’ABSOLU, qui est notre Nature Véritable.

Des visiteurs ont demandé des éclaircissements à propos de cet état de vacuité :

« Je veux dire : LIBRE DE TOUT CONTENU.
Je ne suis pour moi-même ni perceptible, ni concevable.
Il n’y a rien que je puisse désigner en disant : « je suis ceci ».

Vous vous identifiez à tout si facilement : je trouve cela impossible.

L’impression je ne suis pas ceci ou cela, ou rien n’est mien, est si forte en moi, que dès qu’un objet ou une pensée apparaît, il me vient immédiatement le sentiment : « ceci je ne le suis pas ».

Je découvre qu’en déplaçant d’une manière ou d’une autre le foyer de l’attention, JE DEVIENS LA CHOSE MÊME QUE JE SUIS EN TRAIN DE REGARDER ET JE RESSENS LE TYPE DE CONSCIENCE QU’ELLE POSSÈDE .JE DEVIENS LE TÉMOIN INTÉRIEUR DE LA CHOSE.

Je nomme AMOUR cette capacité de pénétrer les autres foyers de conscience,mais vous pouvez lui donner le nom que vous voudrez, puisqu’en tous les points du temps et de l’espace, je peux être à la fois le sujet et l’objet de ce qui est vécu, j’exprime cela en disant que je suis les deux, et aucun et au-delà des deux.

Du point de vue de LA RÉALISATION DU SOI OU ÉVEIL, IL N’EXISTE PAS D’INDIVIDU.

LE SOI OU DIEU EXISTE EN TANT QUE TOUTE LA MANIFESTATION.

Un visiteur demanda à Maharaj comment cette individualité était née et pourquoi nous pensons être des individus séparés ?

« Vos pensées concernant l’individualité ne sont vraiment pas vos pensées, ce sont des pensées collectives.

Vous croyez être celui qui a les pensées : en fait les pensées surgissent dans la Conscience !
Au fur et à mesure que se développe notre connaissance spirituelle, notre identification avec le corps-mental diminue et notre conscience se déploie en conscience universelle.

La force vitale continue d’agir mais ces pensées et ces actes ne sont plus limités à l’individu. Ils deviennent la manifestation totale.

C’est comme pour le vent qui ne souffle pas pour un individu mais pour la manifestation toute entière

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Enregistrement 16(Sur Nisargadatta)

Il faut voir clairement, voir les différents niveaux : Je suis, Je suis là, Je suis la Source.
Il y a tous ces objets dans la conscience, mais je suis la conscience, je suis la lumière de la conscience, et ne rien CHANGER PARCE QUE C’EST INUTILE, et MÊME NE PAS TROP VOULOIR COMPRENDRE.

Un jour il m’a dit : «  Quoi que vous ayez compris, cela ne pourra vous servir à RIEN ! »

C’est cette compréhension là, qui est la Véritable Connaissance.

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Enregistrement 17 :(Sur Nisargadatta)

A propos de la vie quotidienne et du comportement dans le monde Nisargadatta disait :

« Pourquoi vous soucier du monde avant de prendre soin de vous-même ?

Vous voulez sauver le monde n’est ce pas ? Pouvez-vous sauver le monde avant de vous sauver vous-même et que veut dire « être sauvé » ? Sauvé de quoi ? De l’illusion.

LE SALUT C’EST DE VOIR LES CHOSES TELLES QU’ELLES SONT.

Demeurez tranquille ! Faîtes votre travail dans le monde mais intérieurement demeurez tranquille, alors tout viendra à vous.

Ne comptez pas sur votre travail pour vous réaliser : IL SE PEUT QU’IL PROFITE AUX AUTRES MAIS PAS A VOUS.

VOTRE ESPOIR EST DANS LE SILENCE DE VOTRE MENTAL ET LA QUIÉTUDE DE VOTRE CŒUR.

Que rien ne vous retienne d’assumer vos fonctions.
Une action pour laquelle vous n’êtes pas impliqué émotionnellement, qui est bénéfique, qui n’est pas source de souffrance, ne vous lie pas.

Vous pouvez être engagé dans diverses directions et travailler avec énormément est d’enthousiasme tout en demeurant intérieurement libre et tranquille, avec un mental comme un miroir, reflétant tout sans en être affecté.
L’imprévu est certain de se produire, tandis que ce qui est attendu pourrait ne jamais arriver.

TOUT EST PARCE QUE VOUS ÊTES !

Accrochez vous profondément et fermement à ce point et demeurez sans cesse en lui.

Réaliser l’Absolue Réalité de tout ceci est la Libération. »

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Enregistrement 18(Nisargadatta)

CELUI QUI S’EST EXAMINE A FOND, QUI A FINALEMENT COMPRIS, N’ESSAIERA JAMAIS D’INTERVENIR DANS LE JEU DE LA CONSCIENCE.

Il n’existe pas de créateur doté d’une grande intelligence tel que vous pouvez le concevoir. Tout ce jeu se déroule spontanément.

Il n’y a aucun intellect derrière cela.

ALORS N’ESSAYEZ PAS D’IMPOSER LE VÔTRE EN VUE D’AMENER DU CHANGEMENT.

Laissez cela tranquille. Votre intellect est un dérivé de ce processus, alors comment pourrait il prendre en main ou même évaluer la totale création ?

EXAMINEZ VOUS C’EST CELA VOTRE RAISON D’ÊTRE.

La spiritualité n’est rien d’autre que comprendre ce jeu de la Conscience.

Essayer de découvrir la nature de cette illusion en cherchant sa source.

IL NE PEUT Y AVOIR DE CONSCIENCE PERSONNELLE SANS LA PURE PRÉSENCE.

MAIS IL PEUT Y AVOIR PURE PRÉSENCE SANS LA CONSCIENCE PERSONNELLE.

Comme dans le sommeil profond, la Présence est Absolue.

LA CONSCIENCE PERSONNELLE EST RELATIVE A SON CONTENU, ELLE EST TOUJOURS CONSCIENCE DE QUELQUE CHOSE.

La conscience personnelle est partielle et changeante.
La Présence est totale, immuable, calme et silencieuse et elle est la matrice commune de toute expérience.

CE QUE VOUS ÊTES : VOUS L’ÊTES DÉJÀ.

En sachant ce que vous n’êtes pas, vous vous en libérez et vous demeurez dans votre état naturel. Cela se produit tout à fait spontanément et sans effort.

Avant l’apparition de cette ÊTRETE, cet état quel qu’il puisse être est antérieur ou plutôt au-delà de l’état d’être et du non être.

Je prédomine en cet état avant l’apparition de l’Êtreté et aussi avant l’apparition de la non Êtreté et avec l’état de veille : ce monde entier se manifeste.

Mon monde se manifeste en raison de mon Êtreté.
Cela aussi est observé par cet état qui est antérieur à l’Êtreté : ET VOUS ÊTES CELA

Le point essentiel de l’enseignement de Nisargadatta est que nous sommes déjà absolument libres et qu’il n’y a rien que nous ayons à faire, à construire, à devenir ou à changer en nous.

Nous devons simplement voir la réalité de la vie, c’est-à-dire QUE NOUS NE SOMMES PAS CE CORPS, NI CE MENTAL : qu’ils sont, pourrait on dire, le jeu des éléments et avec cette compréhension se présente cette JOIE EXTRAORDINAIRE ET LA LIBERTÉ.