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L’Unique but du chercheur : La connaissance de soi et la fusion ! (Siddharameshwar Partie 1)

Voici des paroles fortes de Siddharameshwar (1888-1936)  Guru de Nisargadatta (1897-1981) qui une fois de plus nous ramène à l’essentiel au-delà de tous les concepts et religions diverses. Il nous incite à revenir à notre Vraie Nature en nous détachant de notre si forte identification au corps, de manière à Réaliser notre unité avec l’essence de toute chose.

Deux ouvrages de Siddharameshwar sont sortis en français aux deux Océans : La clef de la Réalisation de soi et Embrasser l’immortalité.

 

 

 

Alors qu’il est relativement facile d’abandonner toute fierté concernant ses défauts, il en va différemment lorsqu’il s’agit de ses qualités.Personne n’aime admettre qu’il a commis une faute, mais celui qui a nourri des milliers de gens, qui a visité les lieux saints, créé des hébergements pour des pélerins ou prié Dieu un millier de fois, est rempli d’un orgueil si profond qu’il lui est presque impossible d’y renoncer.

L’orgueil concernant les défauts et celui que l’on retire des qualités sont tous deux à éviter absolument : tous deux sont des épines sur le chemin de la connaissance du Soi.

L’unique but du chercheur est d’anéantir son orgueil et son identification avec le corps.

Le monde est comme un rêve et dans ce monde de rêves, le bien ou le mal, la piété ou l’impiété,le mérite ou le démérite sont sans importance pour la Réalisation de l’Être. Il est donc nécessaire de renoncer à ce qui est bon comme à ce qui est mauvais pour parvenir à la connaissance de soi.

La principale raison pour laquelle on s’ennorgueillit de quelque chose est que l’on considère cette chose comme étant vraie. Si l’on est convaincu intellectuellement de l’inutilité d’un objet ou si on comprend que c’est un leurre, la réalité de l’objet s’efface et il devient alors possible de détacher son cœur de cet objet.Une imitation de tamarin, n’est pas le vrai fruit du tamarinier, ce n’est qu’un objet de bois, mais tant que l’homme n’exerce pas son esprit de discrimination, la vue du tamarin de bois le fera saliver car il est convaincu qu’il s’agit du vrai fruit. Cependant lorsqu’il sait que ce tamarin est en bois, il en apprécie l’aspect esthétique sans saliver ! Cette attitude s’appelle détachement.

Tout ceci nous amène à conclure que la raison du détachement envers une chose est le résultat de la compréhension de la vraie nature de cette chose.Tant que la futilité de ce monde n’est pas définitivement imprimée dans le mental de l’homme, la Connaissance de l’Être est difficile à atteindre. Tant qu’on ne réalise pas la fausse nature d’une chose, on n’aspirera pas à quelque chose de vrai. On ne peut renoncer à ce qui est faux aussi longtemps que l’intellect le considère comme absolument vrai.

Le jour où la connaissance déformée du monde est anéantie par le Guru, l’homme comprend que tout n’est qu’apparence. Après cette transformation, il peut voir et apprécier le monde comme s’il s’agissait d’un film ou une source de divertissement, mais le détachement auquel il est parvenu demeurera.

Le détachement sans la connaissance de soi est une expérience stérile.

Sans la connaissance de soi il ne peut y avoir de vrai renoncement et sans renoncement il ne peut y avoir de connaissance de soi, c’est le paradoxe.

La connaissance de l’Être signifie la connaissance de soi, et lorsque nous avons compris qui nous sommes, la discrimination entre le permanent et le transitoire se fait automatiquement. Le renoncement à ce qui est transitoire et l’acceptation de ce qui est permanent s’ensuivent naturellement.

Les missionaires rivalisent les uns avec les autres et déclarent que leur religion est la plus noble et que toutes les autres conduisent l’homme à sa perte. Non contents de donner des conseils, ils pensent accomplir leur devoir sacré en convertissant les hommes, usant au besoin de corruption ou les menaçant des pires malheurs. C’est ce que l’on peut observer encore aujourd’hui. Cette escroquerie religieuse, contraignante et tyrannique, n’a pas pour but le bien être des hommes. S’il existe une seule religion dans le monde qui soit véritablement noble, c’est celle du swadharma, c’est à dire celle de la loi de notre propre nature.

Swadharma signifie résider dans sa nature propre quelle que soit la condition de l’homme, sa caste, sa religion ou son pays. Pour comprendre le Swadharma, il importe de réaliser que cette nature de l’Être est inhérente à toute forme de vie qu’il s’agisse d’une fourmi ou d’un homme.

Cela seul est Swadharma, et les autres cultes qui se présentent comme des religions sont paradharma, c’est-à-dire des religions de ce qui n’est pas l’Être. Ces religions ont établi des règles ou des méthodes qui sont étrangères à notre réelle nature. C’est de cette façon que nous définissons swadharma et paradharma. Mais si nous admettons le sens courant de swadharma cela peut aboutir à des absurdités. Prenons par exemple le cas d’une prostituée qui croit suivre sa propre nature en exerçant son métier. Elle enseignera la même voie à sa fille qui aura la même conviction de suivre sa propre nature. La Bhagavad Gïta stipule « qu’il est préférable de mourir dans le swadharma plutôt que de suivre la voie étrangère à l’Être, pleine de dangers ».L’éradication de l’identification au corps est le signe de la connaissance de soi et les sages font l’expérience de ce genre de mort alors qu’ils sont encore en vie. C’est cette mort que l’on doit rechercher.

Tout être humain a le droit de suivre le swadharma, sa nature propre, où il n’y a pas l’attrait des plaisirs divins ni la peur de la douleur du purgatoire, et où l’aliénation et la libération n’ont aucun sens.

Rien au monde n’est plus important que la connaissance de soi, aucune autre activité ni aucun autre accomplissement n’ont de sens. Les sages ne nourrissent qu’un seul désir dans leur cœur, celui de Réaliser l’Unité avec l’Essence de toute chose.